"C’est par un dialogue intime avec l’animal que j’en révèle la beauté vivante.

Le crayon est mon médium, et je suis le médium de mon sujet. 

Je le caresse délicatement de la mine de mes crayons, inlassablement, jusqu’à en révéler l’âme unique et particulière.

Je dévoile alors au regard du monde ma vision singulière de chaque créature comme un témoignage de la richesse de notre Terre."

Pour réaliser mes portraits d’animaux, je me concentre sur le réalisme du regard, la vie se trouve à l’intérieur de l’œil où se reflète l’environnement du sujet : nature, bâtiments, parfois même le photographe, y sont présents.

J'utilise des fonds monochromes type mi-teinte Canson ou Vergé pour que l’essentiel des détails ressorte et frappe l’observateur.

J'utilise des crayons de couleur Polychromos de Faber Castell avec des rehauts de gouache blanche pour une meilleure tenue de cette couleur et un plus grand contraste des valeurs afin de donner un plus grand réalisme, pour  retenir le spectateur par le regard du portrait et son intensité vivante.


J'esquisse tout d’abord la forme générale de l’animal et l’emplacement des yeux et des points qui semblent importants.

 

Puis vient le regard, bien souvent à la loupe pour voir le plus grand nombre de détails possible. S’il est réussi, s’ensuivent les naseaux, la bouche, la gueule ou le museau suivant l’animal, puis les oreilles, et enfin le reste du corps pour lequel la difficulté réside dans le fait de pouvoir s’adapter à chaque texture : poils longs, courts, lisses ou frisés…


Si le regard est réussi, je dessine alors les naseaux, le bec, la gueule ou le museau selon l’animal, puis les oreilles, et enfin le reste du corps pour lequel la difficulté réside dans le fait de pouvoir s’adapter à chaque texture : poils longs, courts, lisses ou frisés, plumes …

Je travaille par taches ou zones de couleurs superposées les unes aux autres pour créer la bonne teinte par transparence ; le mélange des couleurs se fait directement sur le papier jusqu’à saturation : on ne doit pratiquement plus voir la trame ou le grain du papier.

Cette technique demande une très grande concentration pour observer très précisément le modèle. Il faut être très assuré dans ses gestes car contrairement aux idées reçues, on ne peut pas totalement gommer le crayon de couleur…